4 idées reçues sur les startups web

Il existe de nombreux « clichés » concernant l’univers des startups web. Peut-être est-ce dû à des articles de presse un peu trop romancés relatant les débuts de certaines multinationales d’aujourd’hui…

Si vous prenez pour argent comptant tout ce qu’on peut lire sur les startups, vous risquez  non seulement de faire des erreurs mais également de vous décourager.

La réalité est que de nombreuses startups échouent et celles qui réussissent connaissent des difficultés pour y parvenir.

Voici donc  4 mythes à propos des startups qui méritent une petite mise au point.

L’idée qui tue. Certains fondateurs pensent détenir un avantage majeur grâce à leur concept « qui n’existe pas encore». Mais une idée ne reste qu’une idée tant que celle-ci n’est pas transformée en offre concrète. Malheureusement, de nombreuses startups échouent  avant même de commercialiser le moindre produit.

De plus, il n’existe pas d’idée qui…n’existent pas ! Imaginer être le seul à proposer une offre revient à minimiser le risque que représentent la concurrence indirecte et les nouveaux arrivants sur ce marché.

Même s’il est important d’innover au lieu de singer des concurrents déjà implantés, ne pensez pas qu’une idée novatrice soit le Saint Graal de la réussite. Car il vaut mieux avoir une superbe équipe avec une idée moyenne qu’une superbe idée avec une équipe moyenne… Une idée bancale, ça se change. Un associé, c’est plus compliqué…

First !  Etre le précurseur sur un marché n’assure pas le succès. L’important n’est pas d’être simplement le premier mais d’être le premier à bien exécuter. Instagram n’était pas le pionnier de l’application photo sur iPhone et pourtant cette startup s’est imposée comme leader avant d’être rachetée par Facebook.

Même en étant le premier à proposer une nouvelle offre innovante, vous devrez changer les habitudes des consommateurs qui se sont «  accommodés » de l’absence de celle-ci en utilisant  des solutions alternatives.

Bien que cela puisse être un avantage, être le premier peut vous desservir si vous appréhendez mal ce nouveau marché et peinez à vous imposer. Car après avoir analysé vos erreurs, de nouveaux concurrents en profiteront pour lancer une offre mieux adaptée sur ce marché que vous aurez pris soin de « débroussailler » pour eux.

Deux euros en poche. Il est possible (et même conseillé !) de créer une application ou un site web sans vider son compte en banque. Cela démontre d’ailleurs que les fondateurs réunissent les compétences nécessaires pour développer en interne le cœur même de leur business sans remettre l’avenir de leur startup entre les mains d’un prestataire extérieur.

Mais une fois votre produit prêt à être lancé, il vous faudra des fonds pour vous implanter vite sous peine de vous faire doubler par de nouveaux arrivants. Car s’il y a bien un secteur d’activité où le timing est primordial pour devenir un leader, c’est le web !

Croitre demande des moyens humains et matériels difficiles à mettre en œuvre sans ressources financières. Le danger étant de vouloir s’agrandir avec une tirelire à moitié vide en espérant que l’argent rentre rapidement…

Bien qu’il soit toujours possible de s’autofinancer avec un business model viable, lever des fonds (ni trop tôt ni trop tard) reste une solution intéressante pour gagner un temps précieux et accélérer sa croissance.

Car avoir un excellent produit mais être à court de trésorerie, c’est comme être à poil sur un champ de bataille armé d’un bazooka…Pas sûr que vous fassiez long feu…

Le fameux « buzz ». L’histoire de deux amis d’université lançant un site web qui connait un succès foudroyant avant d’être racheté par Google n’est pas ce que vit la majorité des entrepreneurs.

Le « buzz » n’est pas une recette miracle où il suffit de lancer un produit innovant et apparaitre dans quelques blogs influents pour avoir immédiatement de nombreux utilisateurs. Il est souvent le résultat d’un travail de longue haleine. Ce que les médias ont parfois tendance à oublier de préciser…

L’histoire de Pinterest est intéressante. Avec plus de 70 millions d’utilisateurs à ce jour, le site en comptait pourtant à peine 10 000 neuf mois après son lancement. Loin de se décourager malgré des débuts poussifs, les fondateurs ont continué à améliorer leur produit et capter de nouveaux utilisateurs de plus en plus séduits.

L’objectif premier est donc de  vous assurer que les utilisateurs potentiels de votre offre soient convaincus et trouvent un avantage à l’utiliser régulièrement. En effet, pourquoi chercher à faire de grands coups médiatiques si personne ne voit d’intérêt à votre produit ? Faire venir des milliers de personnes dans une boutique vide est inutile…

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