4 raisons de ne pas faire de business plan quand on crée son entreprise

Vous êtes en train de lancer votre startup et rédiger un business plan vous angoisse. Rien qu’à cette idée, de nombreuses questions vous torturent déjà l’esprit.

Comment estimer le chiffre d’affaires et le nombre d’utilisateurs de votre produit dans les 3 ans ? Comment calculer et présenter un TRI intéressant pour les investisseurs ? Comment ci ? Comment faire ça… ?

Rassurez-vous ! Je vais vous donner LA solution pour réussir à surmonter facilement ce passage difficile :

Ne faites pas de business plan!

Oui, à moins d’être férue d’astrologie et d’avoir des dons de voyance, oubliez-le… Parce que la seule certitude dans l’entrepreneuriat…c’est de rencontrer de nombreuses incertitudes.

Et vous allez voir que, finalement, le business plan tel qu’on le connait n’a pas grand intérêt.

Vous êtes sceptique ? Voici donc 4 raisons qui vous feront peut être changer d’avis.

 

Aucun bénéfice. Une analyse (à télécharger ici) menée par le Babson College sur une centaine de startups créées entre 1985 et 2003 révèle « qu’il n’existe aucune différence de performance entre les nouvelles entreprises lancées avec ou sans business plan ».

D’ailleurs, d’autres études sont venues appuyer celle-ci.

Il n’y a rien de surprenant. Comment prévoir le nombre d’embauches dans 3 ans sans avoir encore validé le business model de l’entreprise? Pourquoi s’acharner à calculer des tas de données financières alors qu’aucun client n’a encore été séduit par votre produit (encore faut-il que celui-ci soit déjà prêt à être lancé…) ?

C’est chiant.  Autant pour celui qui réalise le BP que pour le lecteur. Sincèrement, qui a envie de rédiger ou de lire un pavé de 30 pages tout en sachant que 90% de ce qui est écrit ne se réalisera pas?

Pour tout dire, je ne connais même pas de business angels qui prennent le temps de lire entièrement un business plan et, de toute manière, les seuls qui vous le demanderont seront ceux qui n’investiront pas dans votre startup.

Une perte de temps. Le temps que vous consacrez à votre BP est autant de temps que vous ne dédiez pas au développement de votre startup, à vos clients et à votre équipe.

De plus, une nouvelle situation remettra en cause une bonne partie de votre BP et vous allez passer votre vie à le modifier.

Imaginez que vous vous soyez trompé de cible mais qu’une opportunité se profile en vous concentrant sur d’autres prospects qui semblent demandeurs.

Tout votre plan marketing et budget communication sera à revoir. Les embauches que vous aviez prévues également. Des salaires différents, des charges différentes et donc des résultats financiers différents…

Je vous laisse imaginer l’impact que le moindre petit changement  peut avoir sur tout le reste de votre BP !

Contre-productif.  S’il y a bien une qualité qu’un fondateur de startup doit posséder, c’est d’être observateur et capable de prendre de nouvelles directions.

Mais quand on élabore un plan sur lequel on a consacré un temps et une énergie considérable, il devient difficile de changer de cap.  Admettre s’être  trompé, même partiellement, ou ne pas avoir simplement eu la « bonne vision » au départ est compliqué.

C’est bien là le problème du BP qui est souvent trop « rigide » et risque de rendre son créateur obstiné même lorsque tous les faits sont contre lui.

Un BP peut également desservir un fondateur qui désire lever des fonds auprès de business angels. Outre l’ennui profond que provoque le BP chez le lecteur, celui-ci soulève des interrogations inutiles.

Pourquoi prendre le risque d’effrayer l’investisseur sur les coûts liés à un hypothétique nombre d’embauches dans X années ou le rendre sceptique sur un plan marketing qui ne sera jamais, de toute manière, mis en place…

Un document simple et percutant tel qu’un Powerpoint de 10-15 slides qui répond aux questions que se posent réellement un investisseur à plus de chances de l’intéresser.

 

Je n’invente rien. Plusieurs entrepreneurs et investisseurs tel que Raphaël Cohen, auteur de « Concevoir et lancer un projet » (la nouvelle version est également téléchargeable en anglais) ont traité de ce sujet bien avant moi.

Cela veut-il dire qu’il ne faut rien faire?

Bien sûr que non. Mais il y a une nette différence entre organiser régulièrement des actions avec son équipe et perdre du temps à rédiger un document sans même avoir validé certaines étapes importantes.

Entre nous, vouloir planifier l’inconnu, c’est assez tordu…

18 Comments

  1. Raphaël PERICHON 28 décembre 2012
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 28 décembre 2012
  2. my-business-plan 28 décembre 2012
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 28 décembre 2012
  3. Jean-Marie TOUSSAINT 28 décembre 2012
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 28 décembre 2012
      • Jean-Marie TOUSSAINT 29 décembre 2012
        • Cédric Labeau
          Cédric Labeau 31 décembre 2012
  4. Patrick 30 décembre 2012
  5. Michel Duchateau 3 janvier 2013
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 4 janvier 2013
      • Michel Duchateau 8 janvier 2013
  6. Lucie Tonelli 4 janvier 2013
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 4 janvier 2013
      • Lucie Tonelli 7 janvier 2013
        • Cédric Labeau
          Cédric Labeau 23 janvier 2013
  7. Antoine Raby 5 mars 2013

Laisser un message