Startups, les 11 questions que se posent les business angels avant d’investir

[ 9 ] Commentaires
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Investir dans une startup n’exige pas d’avoir de nombreuses informations pour se décider mais de connaitre seulement les réponses aux 11 questions suivantes.

Vous pouvez les utiliser comme trame pour faire votre document de présentation. Un slide par question est possible en choisissant un visuel adapté et en restant concis.

J’ai résumé volontairement au maximum mais je vous promets de faire prochainement un article plus détaillé avec des exemples !

C’est parti !

1.       Quelle est l’équipe ?

C’est le critère le plus important pour les investisseurs. Présentez l’équipe en mettant en avant vos compétences et votre complémentarité.

2.       Quelle est la situation actuelle ?

Dès le début de votre présentation, posez le contexte en expliquant brièvement comment agissent aujourd’hui sans votre solution les personnes qui évoluent sur le marché que vous visez.

3.       Quel est le problème ?

C’est quand même plus rassurant de savoir qu’un véritable besoin existe ! Décrivez le ou les principaux problèmes rencontrés sur ce marché.

4.       Quelle est votre solution ?

Présentez en priorité les bénéfices qu’apporte votre solution aux utilisateurs.  Ne faites pas l’erreur de commencer à trop détailler le fonctionnement de celle-ci, d’autant plus si vous n’avez que 5 minutes pour pitcher ! Pour bien comprendre, je vous invite à lire l’article sur la façon de présenter votre produit.

5.       Quelle est la taille du marché ?

Précisez qui vous ciblez avec votre offre et quel est le potentiel de votre marché. Un marché trop petit n’intéresse pas les investisseurs, n’ayez donc pas peur d’afficher votre volonté de vous implanter à l’international.

6.       Quel est votre business model ?

Il peut en exister plusieurs. Décrivez simplement celui qui semble le plus « facile » et rapide à mettre en place en sachant que, de toute manière, un business model change et s’affine au cours de l’évolution de la startup.

7.        Qui sont vos concurrents ?

La concurrence englobe tous les acteurs présents (ou qui arrivent !) pouvant détourner vos clients potentiels. Un concurrent reste un concurrent que celui-ci soit direct ou indirect.

Démontrez en quoi vous êtes innovant par rapport à eux que ce soit au niveau du produit lui-même ou de votre business model.

8.       Où en êtes-vous ?

Expliquez succinctement ce que vous avez déjà réalisé. Où en est le développement de votre produit, si vous avez déjà des utilisateurs, des récompenses, des partenariats…

9.       Quel est votre plan stratégique?

Expliquez comment vous comptez vous faire connaitre, vous développer et capter plus de clients. Démontrez que vous avez des idées pour avancer et que vous connaissez parfaitement votre marché.

10.   Quelles sont les prochaines grandes étapes ?

Présentez votre « agenda » pour les prochains mois. Cela peut être le lancement de votre offre, un recrutement clé, un événement particulier de prévu…

11.   Quel est le montant des fonds recherchés ?

Indiquez-le ainsi que l’utilisation que vous en ferez (recrutement, développement d’une nouvelle technologie, amélioration de l’offre…).

Facile non ?

En ce qui concerne votre plan de trésorerie, je vous conseille de le mettre à part ou, si vous voulez vraiment l’inclure dans votre présentation, d’en faire un très simplifié où vous indiquerez le total de vos dépenses mensuelles et les recettes que vous prévoyez.

Voila, ce n’est pas bien compliqué ! Il ne vous reste plus qu’à faire une jolie mise en forme, rendre votre présentation captivante et signer le pacte d’actionnaires !

9 Réponses pour Startups, les 11 questions que se posent les business angels avant d’investir

  1. sglsgl dit :

    Ces critères sont des critères pour des VC qui n’investissent que dans les entreprises ayant déjà validé un business model scalable.
    Pour les BA, qui visent les startups, c’est à dire les projets qui ont une supériorité mais pas encore de business model prouvé par des faits (ventes) comme rentable et scalable avec une forte rentabilité,
    Il faut se focusser sur quelques points fondamentaux :
    1/ l’équipe,
    2/ le problème résolu de façon significative pour une population significative.
    3/ la qualité technique de la solution,

    • Je suis d’accord avec toi mais la plupart des business angels en France ne sont pas prêts à investir uniquement sur ces 3 critères.
      Personnellement, pour me décider je regarde l’équipe, le problème auquel s’attaque la startup, la solution qu’elle propose et la taille du marché.
      Et pour être franc, l’équipe représente 90% de ma décision ;)

  2. j’ajouterai une douzieme question qui me parait fondamentale pour un investisseur: quelle est la valeur de l’IP / les actifs immatériels (software, brevets, marques, domain names, …) appartiennent-ils bien à la start-up ?

  3. Sebastien dit :

    Bonjour à tous,

    Une question dont on parle peu, existe-t-il des Vice Fund français. Je m’explique, en tant que jeune entrepreneur concernant un projet Digital pouvant afficher l’étiquette « site rencontres libertines », je me pose certaines questions. Certains investisseurs colleraient-ils l’étiquette « Amorale », merci aurevoir? Verraient-ils plutôt le potentiel entrepreneurial du projet? Ce secteur de rencontres libertines peut-il finalement être un frein au dynamisme de notre startup. Un article intéressant sur le sujet:

    http://financefor6ters.wordpress.com/2013/07/18/investir-dans-le-sexe-un-plaisir-pour-les-vice-funds/

    Doit-on au final, en fonction de nos besoins d’investissements, passer par ce type d’investisseurs? Et quand est-il du regard des banques?

    Qu’en pensez-vous?
    Bravo Cédric pour votre site plein de conseils judicieux!

    • Hello Seb!

      Alors là! Tu es le premier à me poser cette question! Mais ça pourrait être un bon sujet d’article ;)
      Face à un fond traditionnel, ça risque d’être effectivement difficile.
      Par contre, c’est différent pour un investisseur individuel. Ce qui peut sembler un vice pour une personne ne le sera pas pour une autre.
      Personnellement, il y a des domaines dans lesquels je ne voudrais pas investir comme l’armement ou une industrie extrêmement polluante. Par contre, investir dans un coffee shop si le cannabis devenait légal en France ne me dérangerait pas du tout. Tu as donc des investisseurs qui investissent sans problème dans le domaine du sexe.
      En ce qui concerne les banques, la question ne se pose pas. Elles ne s’intéressent pas du tout aux startups… ;)
      Dans ton cas, il sera donc plus facile de passer par des investisseurs individuels que par des VC.
      Sinon, j’ai entendu dire que DSK avait monté un fond d’investissement…

  4. ben dit :

    bonjour
    J’ai une idée pour une application pour tel mobile je ne sais pas par ou commencer en lisant tes commentaires Cédric que je trouve très pertinents je vais suivre ton conseil et ne pas m’adresser a une boite pour faire mon apli mais je dois commencer par ou pour monter mon équipe avec un développeur car moi je m’occuperait du cote commercial.
    Merci

    • C’est l’un des premiers défis (et pas le plus simple!) à relever pour un entrepreneur à savoir de constituer son équipe en trouvant un ou des associés complémentaires prêts à le suivre dans son projet.
      Dans ton cas, il te faut construire un réseau en rencontrant d’autres entrepreneurs, porteurs de projets, développeurs…
      Fais toi des cartes de visites, expose brièvement ton projet aux personnes qui te semblent intéressantes et sois convaincant. Tu peux aussi prendre des contacts sur linkedin, twitter,viadeo…
      Et surtout n’hésites jamais à demander des contacts autour de toi et à te faire recommander.

  5. David Puls dit :

    Bonjour,
    Avant de constituer une équipe fixe –avec l’engagement et les éventuelles déceptions que cela peut impliquer- il peut être pertinent de faire appel à des freelances… surtout pour des tâches de développements qui ont parfois des durées très limitées. Dans le cas des applis, il sera d’ailleurs souvent nécessaire de faire appel à des spécialistes différents pour les différentes systèmes d’exploitations mobile (Android, iOS, Windows Phone, etc…). On trouve maintenant des plateformes de Freelance avec un grand choix de compétences (tape « hire freelance » dans ton moteur de recherches favori). Quoiqu’il en soit, avec les applications, le nerf de la guerre n’est plus le développement (des applis bien fichues que personne ne connait, il y en a des milliers dans les App Stores) mais bel et bien le marketing. Beaucoup de créateurs ont parfois des budgets de développement assez conséquents mais sous-estiment les couts de marketing au sens large et en particulier de la communication. Donc, mon conseil serait vraiment de sous-traiter la partie technique: si c’est possible, utilise une plateforme de création d’applications en kit (solution de très très loin la moins couteuse et adaptée à 90% des projets), sinon passe par une agence de développement qui te laissera les coudées franches pour la promotion.

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