Oubliez vos objectifs, devenez un Zentrepreneur !

Avant tout, je tiens sincèrement à souhaiter une bonne année 2012 aux six millions de lecteurs du Petit Labo du Commerce (à quelques millions près…) !

J’aimerais respecter la tradition du jour de l’an consistant à rédiger ses bonnes résolutions mais je ne voudrais pas que tout cela finisse comme une campagne présidentielle avec son lot de belles promesses. Surtout que dans mon cas, plus je me fixe sur un objectif et moins je l’atteins.

« Quoi !!? » me direz-vous! « Mais on m’a toujours dit de me fixer des objectifs et de les visualiser chaque jour ! ».

Effectivement, si vous avez assisté à des séminaires sur le développement personnel ou lu des livres à ce sujet, vous connaissez parfaitement le principe. Écrire sur papier ses objectifs, voir même y associer des photos et les relire chaque matin ou se les remémorer dans les moments difficiles.

Je ne dis pas que c’est une mauvaise technique mais ça n’a jamais fonctionné pour moi. Plus j’y pense et moins j’avance. A part me stresser, je n’en retire aucun bénéfice, bien au contraire. Et c’est bien là le problème ! Si je suis obligé d’y repenser régulièrement, c’est qu’il y a toujours une part de doute en moi et sur ma capacité à y parvenir.
Est-ce également votre cas ? Vous êtes-vous déjà fixé un objectif que vous avez eu du mal à atteindre ? Si votre réponse est oui, j’espère que cet article vous aidera !

Soyez Zen!

Étrangement, le plus difficile n’est pas de se fixer un objectif et de l’atteindre mais de se lancer et d’agir comme s’il n’y avait plus d’autre choix que celui de réussir.
Si vous avez étudié les budō (les arts martiaux japonais) ou la pensée Zen, ce point peut vous paraitre familier. Je suis loin d’être un expert en la matière mais j’aime beaucoup la «  non-pensée » qui consiste, en simplifiant à l’extrême (je m’excuse auprès des puristes!), à ne pas mêler émotion et action. Cela s’applique dans tous les aspects de la vie et parfaitement dans l’entrepreneuriat. Mais comment y parvenir?

Sûrement avez-vous déjà vu divers interviews d’entrepreneurs à succès, d’acteurs, de musiciens ou n’importe quelle autre personnalité ?
Si oui, vous avez peut être remarqué que beaucoup ont du mal à expliquer clairement comment ils y sont parvenus. Certains vont parler de chance, de travail, de volonté et autre « secret» de la réussite. On retrouve tout de même deux points récurrents.

Premièrement, tous sont passionnés parce qu’ils font. En effet, nous n’abandonnons pas ce qui nous enflamme. Donc, si vous n’êtes pas passionnés, laissez tomber… à moins d’être masochiste !

Mais c’est surtout le deuxième point que je vais développer puisque j’ose croire que les objectifs que vous vous êtes fixés vous passionnent.
A quelques exceptions près, ces hommes et ces femmes n’ont jamais pensé un instant à faire autre chose de leur vie comme si le seul choix qu’ils avaient eu était celui d’être ce qu’ils sont aujourd’hui.

D’ailleurs c’est pour cela que l’on retrouve souvent cet argument un peu banal « j’ai toujours voulu être – acteur, musicien, athlète – depuis tout petit ». Ça peut paraitre simpliste mais c’est tout de même plus efficace de n’avoir aucun doute que de devoir le combattre non ?

Chez certaines personnes, cette façon d’être est innée tandis que chez d’autres cela nécessite un petit « réajustement des neurones».

Une gymnastique de l’esprit

Au départ cela demande un effort, celui de penser à autre chose dès que le moindre doute s’installe. Et pour cela, il faut être capable de détecter comment se manifeste celui-ci. C’est que cette vilaine bête est vicieuse et se manifeste de deux façons !

Premièrement, c’est lorsque nous avons ces phrases dans notre tête «  je vais me planter » « ça va pas marcher » « c’est mort, le client nous a lâché ! »…Là ! Pas de doute…il y a du doute !

Mais la deuxième façon est plus sournoise. C’est quand nous nous forçons à nous remémorer nos objectifs pour tenir bon en nous rassurant avec ces propos « je vais réussir, il faut que je réussisse ! », « vivement que j’atteigne mon but ! » ou « je n’abandonnerais pas ». Inconsciemment, cela signifie qu’il existe dans notre esprit une possibilité d’abandonner et d’essuyer un échec.

L’avantage de notre cerveau est de ne pas pouvoir se concentrer sur des tas de choses à la fois. Dès que commencez à douter, faites n’importe quoi mais changez vous les idées ! Écoutez de la musique, regardez la TV, faites du sport ou pensez à votre dessert préféré mais par-dessus tout, débarrassez-vous de ces pensées et ne les remplacez pas par une autre façon de douter ! Même si vous ne voyez pas l’intérêt, faites le quelques temps. Des que se manifeste la moindre incertitude stressante concernant votre ou vos objectifs hop ! Remplacez la par d’autres pensées qui n’ont strictement rien à voir.

Une fois votre objectif fixé et que vous vous êtes lancés, n’y pensez plus. Concentrez-vous uniquement sur l’action comme si la victoire était certaine. Voyez cela comme un 400m haies. Que vous le fassiez en courant ou en marchant, vous franchirez la ligne d’arrivée. Peut-être vous prendrez-vous les pieds dans une haie, deux haies, voir les dix ! Mais sincèrement, qu’est ce qui importe ? Passer la ligne d’arrivée.

L’esprit n’étant plus parasité par le doute, vous saisirez plus facilement les opportunités et prendrez de meilleures décisions. Tous les choix que vous ferez seront toujours inconsciemment axés sur votre objectif et vous aurez ainsi comme seule porte de sortie, votre réussite.

13 Comments

  1. Anne-Sophie Bousset 4 janvier 2012
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 4 janvier 2012
      • Anne-Sophie Bousset 5 janvier 2012
        • Cédric Labeau
          Cédric Labeau 6 janvier 2012
  2. Emmanuel 23 janvier 2012
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 23 janvier 2012
  3. kays dakkris 29 avril 2012
  4. Sandra 29 mai 2012
    • Cédric Labeau
      Cédric Labeau 29 mai 2012
      • Sandra 5 juin 2012
        • Cédric Labeau
          Cédric Labeau 8 juin 2012
          • Sandra 13 juin 2012

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